Notre appel à agir

Un document obtenu par le journaliste Michael Field révèle que la Nouvelle Zélande va opposer son véto à la protection totale de la mer de Ross. L’article qui en découle constitue une bien triste lecture pour ceux qui souhaitent protéger cette remarquable portion d’océan mais ne les décourage pas pour autant puisque les limites de cette aire marine protégée ne sont pas encore fixées. D’après des sources au sein du Ministère des Affaires Etrangères et du Commerce Extérieur, le projet néo-zélandais d’aire marine protégée en mer de Ross est toujours en cours d’élaboration. Si cet article souligne donc l’ampleur du travail qu’il reste à faire pour infléchir la position du gouvernement néo-zélandais, il ne signifie aucunement la fin de nos chances pour faire la différence.

Je suis sûr que les hommes et femmes politiques écoutent le peuple qui les a portés au pouvoir et cet article souligne la nécessité de porter notre message au grand public, car je pense que le bon sens est de notre côté. Ce n’est pas compliqué: NE DETRUISEZ PAS LE DERNIER OCEAN INTACT AU MONDE. Clairement, la pêche industrielle le fera.

Quelle valeur donnons-nous à la protection du dernier océan sauvage? Cela vaut-il les quelques millions de dollars qu’une poignée de compagnies empochent en vendant de la légine aux restaurants de luxe et aux casinos d’Amérique du Nord? Certes, cela injectera de l’argent dans les économies nationales pendant quelques temps mais prenez un instant la mesure de ce que cela coûtera. Le coût réel de cette pêche ne se trouve pas dans les cours de la bourse mais dans ce que va perdre la mer de Ross.

Quelques années de cette pêche industrielle vont détruire ce que la nature a mis plusieurs millions d’année à bâtir.  D’après la carte globale de l’impact humain sur les océans du monde de Ben Halpern, la mer de Ross est l’écosystème marin le plus préservé au monde. Maintenant, nous savons. Etant donné l’état actuel des océans et de la planète, il est clair que nous ne pouvons pas nous permettre plus longtemps de NE PAS protéger ces derniers endroits sauvages.

L’article de Michael Field doit nous appeler à agir. Nous connaissons la probable position de la Nouvelle Zélande et nous savons que le temps pour la faire changer est limité. La CCAMLR (Commission pour la conservation de la faune et la flore marine de l’Antarctique), l’organisation en charge de la gestion de la mer de Ross, décidera du degré de protection marine à accorder à la mer de Ross en Novembre 2012. La Nouvelle Zélande joue un rôle majeur dans ce processus de décision. Alors s’il vous plaît, faites connaître votre opinion, parlez en autour de vous, signez notre pétition ou écrivez aux ministres néozélandais impliqués. Cet océan nous appartient à tous.

En 1996, la Nouvelle Zélande a mené la charge dans l’établissement de cette pêcherie. Nous devons maintenant mener la charge pour en sortir en soutenant le projet de protection de la totalité de la mer de Ross – le dernier écosystème marin intact de la planète.

Dans deux semaines, je commencerai le montage de mon documentaire sur Le Dernier Océan. Il portera sur grand écran l’histoire de la mer de Ross (et de la campagne pour sa protection) et j’espère qu’il rencontrera un large public international. Je vous tiendrai au courant des avancées du film. En attendant, profitez de quelques mots d’une grande sagesse délivrés par la biologiste polaire Stacy Kim, le directeur exécutif de l’ASOC James Barnes, et l’océanographe, militante des océans, lauréate du prix TED, exploratrice du National Geographic, et bien plus encore… Sylvia Earl.

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